Les mots de passe sont agaçants. Certains d’entre eux sont difficiles à retenir. D’autres sont faciles à deviner. Et si vous utilisez le même sur tous les sites, vous finirez certainement par avoir des ennuis.
Le sujet est d’actualité: selon le New York Times, un groupe de hackers russes est parvenu à compiler une base de données comprenant quelque 1,2 milliards d’identifiants accompagnés de leur mot de passe. S’ils ont mis la main sur votre profil LinkedIn, vous n’avez guère de raisons de vous faire du mauvais sang. En revanche, si vous utilisez le même email et le même mot de passe pour accéder à des sites comme PayPal, Amazon ou Gmail, alors là, attention danger.
Le casse-tête de la connexion
Dans le même temps il faut bien reconnaître que le fait d’utiliser un mot de passe différent pour chaque site peut vite se transformer en casse-tête, surtout si la longueur et les caractères imposés varient d’un site à l’autre. Certains services vous obligent à inventer un nouveau mot de passe tout les deux ou trois mois. Sans parler de la vérification en deux temps (que je recommande vivement, du moins pour les sites contenant vos informations les plus confidentielles). En bref, pour l’utilisateur prudent, le simple fait de se connecter ça et là peut s’avérer particulièrement chronophage.
Rien d’étonnant, donc, à ce que plusieurs technophiles férus d’innovation appellent de leurs vœux la mort du mot de passe, et ce depuis plusieurs années. Bill Gates (Microsoft) ne cesse de prédire leur disparition depuis 2004. En 2012, Matt Honan, journaliste au magazine Wired, poussait ce cri du cœur: «Tuez le mot de passe». «Le mot de passe est enfin moribond», déclarait quant à lui Christopher Mims en juillet dernier dans le Wall Street Journal.
Méfions nous de nos souhaits: ils sont parfois mauvais conseillers.
Le mot de passe est un système de sécurité imparfait, et ses défauts sont évidents. Ce n’est qu’en étudiant de près les alternatives que ses vertus les plus subtiles deviennent apparentes.
Le moins mauvais des systèmes
Prenez les systèmes d’authentification biométriques (empreintes digitales, analyse de l’iris, reconnaissance vocale, ou même dynamique de frappe au clavier). Ils reposent tous sur des caractéristiques physiques uniques et propres à tout individu, ce qui explique en partie leur popularité. Un pirate informatique ne peut deviner les caractéristiques de votre empreinte digitale; de votre côté, vous ne pouvez ni l’égarer ni l’oublier. Ce serait si simple, si fluide il suffirait de toucher, de regarder ou de parler près d’un capteur pour accéder aux services désirés.
Seul problème: cette glorieuse simplicité se ferait au prix de la flexibilité – et potentiellement au dépend de la vie privée et de l’anonymat.
Premier inconvénient de l’authentification biométrique: elle requiert du matériel et des logiciels spéciaux. Les smartphones et les tablettes sont en train d’intégrer des capteurs d’empreinte digitale à leurs fonctionnalités de base, ce qui faciliterait les choses. Mais le plus grand nombre n’y aura pas accès avant plusieurs années. De la même manière, il faudra peut-être attendre plusieurs années avant que tout le monde se mette d’accord sur les normes d’interopérabilité (qui nous permettraient de se connecter à n’importe quel site avec le même appareil).
Deuxième problème: l’authentification biométrique est intrinsèquement imparfaite. Les mots de passe sont soit justes, soit erronés; ici, pas de demi-mesure. Les capteurs biométriques, eux, doivent comporter une certaine marge de tolérance: on ne touche jamais un capteur, on ne regarde jamais une caméra, on ne parle jamais devant un micro de la même manière. Une tolérance trop limitée génère un grand nombre de faux négatifs. A l’inverse une tolérance trop élevée aboutit à des faux positifs; on se souvient de ces pirates informatiques qui sont parvenus à tromper le capteur Touch ID d’Apple moins de 48 heures après la sortie de l’iPhone 5S. Si vous optez pour une posture intermédiaire, vous rencontrerez ces deux types d’erreur à part égale.
Ce qui nous amène au troisième problème de la biométrie: sa permanence. Si quelqu’un vole votre mot de passe, vous pouvez le modifier en quelques clics. Si quelqu’un parvient à reproduire votre signature biométrique, vous ne pouvez pas vous contenter d’en changer.
Grâce à la biométrie, plus besoin d’utiliser un mot de passe différent pour chaque site. Mais cet avantage a un petit quelque chose d’effrayant: votre empreinte digitale est la même où que vous alliez. Ce qui signifie que chaque connexion passe par la vérification de votre véritable identité. Plus moyen de crier au piratage si vous postez une ânerie sur Twitter.
Codes par téléphone
Les autres alternatives en vogue souffrent de désavantages similaires. Dans le Wall Street Journal, Christopher Mims plaide en faveur de l’authentification par appareil mobile: l’utilisateur reçoit un nouveau mot de passe sur smartphone à chaque fois qu’il désire se connecter. Google vous enverrait ainsi un code à six chiffres généré aléatoirement à chaque fois que vous voudriez vous connecter à Gmail, par exemple.
Le système des codes envoyés sur téléphone sont de plus en plus utilisés en complément du mot de passe dans le cadre des systèmes d’authentification en deux temps. Ils sont assez efficaces dans ce contexte. Mais Mims estime que nous pouvons nous passer du mot de passe. Selon lui, l’authentification via SMS «est tellement plus pratique que le mot de passe qu’elle le rend en un sens obsolète».
Attention, cependant: en remplaçant un système de sécurité unique (mot de passe) par un autre (authentification par appareil mobile), nous ne faisons que modifier nos problèmes de sécurité. Nous sommes certes moins susceptibles de perdre notre téléphone que notre mot de passe, mais lorsque nous l’égarerons, nous aurons l’impression de perdre tous nos mots de passe d’un coup. Mims remarque qu’il est facile de verrouiller son portable, et même d’effacer ses données à distance en cas de vol. Mais comment se connecte-t-on à ce type de services? Avec un mot de passe.
Il est certes agaçant de créer et de se souvenir d’un identifiant et d’un mot de passe différent pour chaque site, mais ils nous donnent accès à une protection de la vie privée et de l’anonymat sans commune mesure avec celle que nous proposent les systèmes moins contraignants. Le fait de pouvoir créer des comptes différents sur chaque site nous permet d’entretenir plusieurs identités indépendantes les unes des autres sur Internet; même Mark Zuckerberg reconnaît que la chose peut avoir du bon.
Aucun système de sécurité ne peut se suffire à lui-même. Les châteaux forts étaient défendus par des murs, des douves et des archers. Les prisons de haute sécurité ont des clôtures, des alarmes, des indics et des gardes. De la même manière, les empreintes digitales et les codes par SMS rejoindront le mot de passe parmi les systèmes de sécurité dans un futur proche, mais ils ne le remplaceront pas – et c’est une bonne chose.
Ceci étant dit, tous les centres de détention ne sont pas des prisons de haute sécurité; il n’est pas nécessaire de passer par un système d’authentification complexe pour l’ensemble des sites que vous visitez et des applications que vous utilisez. Si vous voulez disposer d’un minimum de sécurité sans vous arracher les cheveux pour autant, n’opter pour l’authentification en deux temps que sur quelques services clés (votre messagerie principale et votre compte en banque en ligne); pour chacun d’entre eux, inventez un mot de passe complexe et unique (à connaître par cœur). Pour tout le reste, utilisez un gestionnaire de mots de passe ou utilisez un système mnémotechnique, tel que celui de mon ancien collègue Farhad Manjoo.
Au fond, le mot de passe demeure le pire des systèmes de sécurité – à l’exception de tous les autres.
Qui n'a pas eu un vent de panique devant son ordinateur à propos de données effacées malencontreusement ou d'un disque dur défectueux qui ne répond plus ? Les raisons sont souvent complexes : chaleur, choc, accident, virus, mauvaise manipulation, incendie, inondation, panne électronique, secteurs illisibles, altération des données, données écrasées, données manquantes, OS bloqué, ou tout simplement fin de vie ? La prudence impose de sauvegarder ses données régulièrement sur des disques externes ou dans le cloud...
La très grande majorité des PC portables vendus, aujourd’hui, le sont sous Windows 8.1 avec un écran tactile. Malheureusement, l’écosystème Windows 8.1 n’est pas aussi bien fourni en applications « tactiles » que Android. Heureusement, voici une méthode assez simple pour profiter d’Android sur Windows 8.1. Avec Andy OS.
Votre ordinateur sous Windows contient de nombreux secrets... Et parmi eux, des clés de licences et des mots de passes éparpillés par de nombreux programmes sur votre disque dur. À l'époque où j'ai développé RockXP, je me contentais d'aller chercher les clés de licences des outils de Microsoft (Windows, Office...etc.), mais je viens de tomber sur un soft qui va beaucoup plus loin.
Ça s'appelle RecALL et ça permet de choper les licences et mots de passe enregistrés par un peu moins de 3 000 logiciels différents. Système d'exploitation, suite bureautique, client mail, navigateur, antivirus, client FTP...etc. Tout ou presque y passe.
C'est un oiseau ? C'est un avion ?
Non, c'est un administrateur système avec une cape.
C'est...
Comme prévu dans l'un de mes derniers articles, voici, avec (à peine) plus de cinq semaines de développement, une nouvelle version bêta de FreshRSS !
Au programme, des petites nouveautés :
Réécriture des thèmes Flat et Dark pour mieux correspondre aux "standards" définis
Ajout d'une limite configurable pour la fréquence de synchronisation des flux. Je vois souvent des gens qui rafraîchissent leur flux toutes les une ou deux minutes : ça ne sert à rien et vous bouffez les ressources des sites ! Avec cette fonctionnalité, nous vous limitons cette possibilité en vous imposant une fréquence d'au moins 20 minutes entre deux actualisations (une heure par défaut).
Ajout d'un système de filtres (queries en anglais). Ce sont, en gros, des raccourcis que vous créez à partir de vos recherches. Imaginons que vous recherchiez le thème "FreshRSS" apparu dans les articles de la semaine dernière (date:P1W FreshRSS) dans la catégorie "Les trucs que j'aime". Au lieu de devoir taper ça à chaque fois, vous n'avez qu'à créer un filtre à partir de la page courante et le raccourci se glisse dans la barre des filtres.Les débits étant ce qu’ils sont actuellement télécharger une vidéo est devenu assez banal. Dans le même temps pas mal de platefromes permettant de visualiser des vidéos en ligne sont apparues, mais parfois, nous préférons pour des raisons pratiques les avoir sur notre machine. CClive est une application très sympathique, dont le but est de permettre aux utilisateurs de télécharger des vidéos en provenance de diverses plateformes en ligne, à l’aide d’un simple terminal. Nous avons déjà évoqué quelques applications de ce type, mais CClive a l’avantage d’être globalement plus facile à utiliser (en usage basique) et ne semble pas se limiter à un nombre restreint de plateformes d’hébergement. En dehors des plus grosses comme Dailymotion par exemple, j’en ai testé pas mal où ça a fonctionné. Si ça vous tente nous allons voir tout de suite comment ça marche et comment en profiter sur Arch Linux, Manjaro, Debian et Ubuntu.
Au niveau de l’installation il n’y a rien de bien compliqué. Il suffit d’ouvrir un terminal et d’entrer la commande relative à votre distribution.
Debian, Ubuntu et dérivés :
sudo apt-get install cclive
Arch Linux, Manjaro et dérivés :
sudo pacman -S cclive
Une fois que c’est fait le reste est très simple. Il suffit d’entrer la commande de base dans votre terminal, suivie de l’URL de la vidéo que vous souhaitez télécharger.
cclive url-video
Vous pouvez également télécharger plusieurs vidéos en même temps, en utilisant la syntaxe suivante :
cclive url1 url2 url3
Si vous souhaitez prendre connaissance et accéder aux diverses options de CClive, utilisez simplement l’argument « -h » et le tour est joué.
cclive -h
Alors ça ne casse pas 3 pattes à un canard, mais c’est pratique :)
Amusez-vous bien.
Lecteur multimédia
MockUPhone – Générez des maquettes avec vos screens d’app ou de sites
Si vous souhaitez illustrer votre site ou vos documents en incrustant une image dans une maquette de téléphone, j'ai ce qu'il vous faut. Ça s'appelle MockUPhone et simplement en uploadant une image à la bonne résolution (c'est indiqué sur le site, en fonction de la maquette choisie), vous obtiendrez une série d'images mettant en scène votre illustration.
Dans le cadre d’une connexion sécurisée HTTPS (HyperText Transfer Protocol Secure) par exemple, le serveur présente un certificat SSL (Secure Sockets Layer) qui permet de confirmer son identité. Au niveau des certificats, il y a 2 possibilités :
Un certificat auto-signé permet de mettre en place une connexion sécurisée et chiffrée si le serveur et le client en sont capables. Seul bémol, le client reçoit forcément un avertissement que le certificat est non valide car non approuvé par une autorité de certification reconnu. C’est un problème quand vos utilisateurs ne sont pas trop au fait de tout ceci et se demandent si l’avertissement est légitime. Oui il est légitime de se poser la question et j’espère qu’ils se la poseront encore afin de ne pas tomber dans le piège d’un site frauduleux.
Le Raspberry Pi est un ordinateur minuscule. Tiny Core Linux est un lui aussi un minuscule système d’exploitation, conçu pour offrir le strict minimum dont vous avez besoin pour commencer, tout en prenant le moins de place que possible sur le disque. Vous voyez où je veux en venir ? Et bien, les personnes derrière Tiny Core le pensaient aussi, puisque ces derniers ont lancé une version de son système d’exploitation nommé PiCore qui est conçu pour fonctionner sur le Raspberry Pi.
Dans le cadre d’une connexion sécurisée HTTPS (HyperText Transfer Protocol Secure) par exemple, le serveur présente un certificat SSL (Secure Sockets Layer) qui permet de confirmer son identité. Au niveau des certificats, il y a 2 possibilités :
Un certificat auto-signé permet de mettre en place une connexion sécurisée et chiffrée si le serveur et le client en sont capables. Seul bémol, le client reçoit forcément un avertissement que le certificat est non valide car non approuvé par une autorité de certification reconnu. C’est un problème quand vos utilisateurs ne sont pas trop au fait de tout ceci et se demandent si l’avertissement est légitime. Oui il est légitime de se poser la question et j’espère qu’ils se la poseront encore afin de ne pas tomber dans le piège d’un site frauduleux.
Ce générateur de loader CSS, créé par Wifeo, est à votre disposition gratuitement pour une utilisation personnelle ou professionelle sur votre site. Pour utiliser ce générateur de loader, choisissez le style qui vous interesse, puis vous aurez la possibilité de le personnaliser graphiquement.
Je suis régulièrement appelé à l’aide par des entrepreneurs ou des startups naissantes qui ont une idée géniale mais qui sont inexplicablement bloqués ou qui n’arrivent pas à se lancer. Après les avoir écouté, ma première réaction est toujours : « Vous n’avez pas d’idée. Vous croyez juste avoir une idée. Et de toutes façons, une idée ne vaut rien. » Sympa le Ploum !